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meurtre Sarah Halimi suspect irresponsable

Meurtre de Sarah Halimi : le suspect irresponsable, explications sur une décision qui fait polémique

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Le 19 décembre, la cour d’appel de Paris déclarait l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré. Cet homme avait tué à Paris, en avril 2017, sa voisine Sarah Halimi, aux cris notamment de « Allah Akbar ». Il était selon les experts psychiatres en proie à « une bouffée délirante aiguë ». France Inter fait le point.

Rarement décision de justice aura été autant décriée. Le 19 décembre dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a rendu une décision d’irresponsabilité pénale pour Kobili Traoré. L’homme, âgé de 29 ans, était selon les experts psychiatres, en proie pendant les faits à une « bouffée délirante aiguë », possiblement aggravée par la prise de cannabis.

Les juges ont estimé que son discernement était aboli, au sens de l’article 122-1 du Code pénal, et qu’il ne pouvait donc pas être jugé pour le meurtre de Sarah Halimi, pas plus que pour la séquestration de ses voisins, chez qui il s’était introduit. La cour d’appel a, par ailleurs, retenu le caractère antisémite du crime. Kobili Traoré a été immédiatement hospitalisé d’office en psychiatrie. La famille de Sarah Halimi conteste cette décision, et s’est pourvue en cassation.

Vives réactions sur les réseaux sociaux

La contestation de cet arrêt s’est depuis répandue comme un traînée de poudre. Responsables politiques de tous bords, de Anne Hidalgo à Marine Le Pen en passant par François de Rugy, personnalités comme l’écrivain Bernard-Henri Lévy ou le dessinateur Joann Sfar ont exprimé leur consternation et leur colère face à cette décision qualifiée d’incompréhensible, honteuse ou encore infâme.

Des dizaines de messages semblables sont relayés, depuis une semaine, sur les réseaux sociaux. On ne compte plus, également, les éditos dans la presse dénonçant la « lâcheté » de la justice française, à l’image de Franz-Olivier Giesbert dans Le Point dans une chronique intitulée « La honte du 19 décembre ».

Quelques voix ont appelé à prendre du recul, tel l’avocat Christian Saint-Palais. « Nous pouvons débattre de tout, mais devons, je crois, nous abstenir de discréditer et injurier les juges qui ont rendu une décision susceptible de recours dans un dossier complexe« , estime le pénaliste.

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Date: 26 décembre 2019
Titre: France Inter
Auteur: Corinne AUDOIN
Photo: Laurent Verdier / Pixabay
Catégorie: Actualité juridique pénale

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